Les chats, encore les chats et toujours les chats. Une jolie chatte écaille de tortue: "Pivoine" (c'est la fleur préférée de papa). Une grisounette: "pichenette", maman de "pirate" gris et blanc, le flibustier du jardin. D'origine gouttière: "question" parcequ'elle a la queue en point d'interrogation. Une maison de pierre, un jardin, une famille remplie d'amour. Un papa qui murmure à leurs petites oreilles, et retrace leurs aventures...et le reste...
Hier soir ils ont reçu des amis et se sont couchés tard.
Il est neuf heures du matin, et ils dorment toujours.
J'ai faim moi, et je voudrais bien aller faire mon petit trou dans
le sable. La nuit, c'est pratique, j'ai ma caisse; mais le matin ? et Toby ? Iui aussi a hâte de sortir. Chacun ses petites habitudes.... Il a déjà gratté à la porte plusieurs
fois pour sortir, mais moi seule ai entendu. Ils dorment...
Je lui prêterais bien ma caisse, mais il est trop gros pour rentrer
dedans. Et puis c'est un endroit intime qui ne se partage pas. Même avec ma cousine Mimi, chacun ses toilettes.
Maman en prend le plus grand soin. Jamais une odeur. Elle essaye tous
les nouveaux produits qui sortent. Un jour je fais pipi dans un champ de roses, un jour dans les violettes, l'autre dans le lilas, en ce moment, ça sent l'eau sauvage de chez
Dior .
Je grimpe l'escalier quatre à quatre et saute sur le vieux coffre de pirate
au bout de leur lit, dans lequel maman range toutes les vieilles dentelles qu'elle achète dans les vide-greniers.
Miaooou ! pas bougé. Miaoooouu ! Il a bougé. Aie ! le chausson ! Les rares
fois ou je miaule pour le réveiller, il ne supporte pas. Alors il me traite de sale chat et me lance une pantoufle. Cette fois encore, elle est passée à côté. Il me rate toujours. Avec la force
qu'il a au réveil, je ne risque pas grand chose. Je me demande s'il me vise vraiment ou si ça n'est pas seulement pour m'impressionner.
Bip ! Bip ! chouette, c'est le téléphone. Il va se lever maintenant c'est
sûr. Salut papa. Son portable est sur la commode. Il se lève et Je câline tout de suite . Et ron et ron ron, la loco démarre, mais là je m'en moque, c'est pour les
croquettes.
On descend l'escalier tous les deux comme deux amoureux, lui parle avec je ne
sais qui, moi je frôle un peu sa jambe droite de façon à ce qu'il se dirige vers le côté opposé, le placard à croquettes. Miaiiiiaou, Miaiiiaou, il me regarde, il a compris. Un petit
flot odorant s'écoule de la boîte, c'est joli toutes ces couleurs, ron ron ron ron. Miaiououou papa ! ouvres vite à Toby !
StA le 02/06/08.